Lauréats 2024 : Baroudeurs de l’Espoir premier prix, blueEnergy France second prix

Les lycéens ont été sensibles à l’action des Baroudeurs de l’Espoir dans une région où les conflits se développent. Le concept d’une éducation mobile leur a paru original et bien adapté à cette situation particulière. La diversité des actions engagées au-delà du soutien scolaire, que ce soit dans le sport ou l’accompagnement psychologique, répond bien aux recommandations exprimées par l’UNICEF pour que l’école protège des traumatismes et des abus. Ils ont apprécié le cross solidaire organisé en France pour soutenir 6 000 enfants syriens.

Depuis le début de la guerre civile en 2011, un quart de la population syrienne a été contrainte de quitter le pays, notamment vers des camps de réfugiés au Liban. La crise que traverse le Liban a dégradé encore davantage la situation des enfants qui se déscolarisent totalement ou en partie et qui souffrent de sous-alimentation.

Pour permettre aux enfants de continuer leurs activités scolaires et ludiques, les Baroudeurs de l’Espoir ont mis en place en 2017 une Unité Mobile Educative. Il s’agit d’un bus qui se déplace chaque semaine dans des campements et un centre communautaire. Chaque enfant bénéficie ainsi d’accompagnement scolaire, d’activités récréatives et d’un soutien psycho-social.

Près de 400 enfants bénéficient de ces soutiens chaque année et plus de 140 parents sont sensibilisés au suivi de la scolarité des enfants.

Le partenaire libanais des Baroudeurs de l’Espoir, c’est l’association AMEL

Quant à l’action de blueEnergy France, c’est celle que le jury des lycéen a trouvé la plus complète. Ils ont apprécié le rôle de l’association dans l’accompagnement des producteurs vers un modèle durable et des circuits courts grâce à l’agro-écologie. La fourniture d’énergie renouvelable et d’eau potable est également essentielle à améliorer la qualité de la vie des populations bénéficiaires. De plus, l’association prend en compte la diversité des communautés en rendant des femmes capables de créer leur propre activité et en incluant des personnes âgées ou souffrant de handicap ainsi que des étudiants.

Au Nicaragua, sur la Côte Caraïbe Sud où l’industrie de la pêche s’est effondrée, les populations les plus pauvres souffrent de malnutrition en raison d’une forte exposition aux dérèglements climatiques, responsables notamment d’un allongement des périodes sèches, et d’un appauvrissement des sols. De plus, l’isolement de la ville de Bluefield entraîne une hausse des prix des denrées alimentaires de base et des intrants agricoles.

Pour améliorer la sécurité alimentaire des familles les plus vulnérables et leur créer des opportunités économiques, blueEnergy France sensibilise et forme les bénéficiaires à la méthode de culture biointensive. Cette approche est basée notamment sur l’enrichissement naturel des sols à base de compost. Elle permet aux familles de cultiver une grande variété d’aliments dans un potager de petite surface et d’optimiser leur consommation d’eau, avec un choix de plantes résistantes et nutritives. Des « femmes promotrices » sensibilisées à cette approche agroécologique diffusent elles-mêmes ces techniques dans leurs communautés. Elles sont aussi formées à l’éco-entreprenariat. blueEnergy intervient également dans deux écoles de Bluefields et certifie des étudiants de l’université locale à la méthode bio-intensive.

54 familles sont ainsi accompagnées dans la création de jardins familiaux et un réseau de 18 femmes promotrices a été créé. Des personnes âgées ou souffrant de handicap, particulièrement vulnérables, sont incluses dans ce programme.

BlueEnergy France travaille au Nicaragua avec des associations de personnes handicapées ou âgées, le réseau BioNica, le ministère de l’éducation nationale, la municipalité de Bluefields, l’université URACCAN et les écoles San Pedro et Santa Rosa.

Selon la Banque Mondiale, le taux d’alphabétisation des adultes en Ethiopie était de 52 % en 2017. Les enfants des familles rurales en extrême pauvreté n’ont pas accès à l’école gratuite faute de pouvoir payer les uniformes, les fournitures scolaires, les livres, les repas. Cela perpétue la pauvreté d’une génération à l’autre.

Les Amis des Enfants du Monde s’engagent depuis 2020 pour améliorer les conditions d’éducation d’une centaine de très jeunes enfants dans la régions d’Aleitu au centre de l’Ethiopie. Ils ont aménagé des classes, des aires de jeux. Ils ont formé une équipe pédagogique et mis en place un processus permettant d’identifier les enfants ayant le plus besoin de soutien, avec une aide nutritionnelle et un suivi médical.

Plus de 200 enfants ont ainsi bénéficié de l’action des Amis des Enfants du Monde.

Le partenaire éthiopien des Amis des Enfants du Monde est Ethiopian Children’s Fund qui a ouvert en 1998 une école destinée à accueillir les enfants les plus pauvres d’Aleitu.

Dans la province du Gujarat, les Adivasis aborigènes figurent parmi les populations les plus pauvres d’Inde, fortement discriminées, peu ou pas scolarisées et très souvent contraintes à des activités de travail manuel. Les femmes Adivasis, tout particulièrement, sont dans une grande précarité économique et sanitaire.

Pour permettre aux jeunes filles Adivasis de sortir de cette condition, Codegaz accompagne depuis 2008 les étudiantes de l’Institut Vidhyadeep (Vidhyadeep Community College) de Bharuch. La surveillance de leur santé et d’une nutrition suffisante est au cœur des préoccupations de l’institut Vidhyadeep et de Codegaz. Des aménagements sanitaires, thermiques, médicaux et solaires ont été réalisés pour permettre à l’Institut d’avoir accès à une eau de bonne qualité, d’être plus autonome d’un point de vue électrique, d’accueillir plus d’internes et d’améliorer les enseignements dispensés. Un nouveau programme pédagogique sur l’utilisation des herbes médicinales a été mis en place.

Chaque année, 250 jeunes filles Adivasi et d’autres communautés « intouchables » bénéficient de ces actions. Elles trouvent quasiment toutes un emploi à la fin de leur formation.

L’Institut Vidhyadeep, la congrégation des Filles du Cœur de Marie, la Société de la Communauté Vidhyadeep sont les partenaires de Codegaz.

Au Kenya, seul un tiers des écoles disposent de sources d’eau propres et de latrines. Cela nuit à l’éducation et à la santé des enfants. La pénurie d’eau conduit les enfants à de longs parcours quotidiens pour approvisionner leur famille, ce qui affecte la fréquentation scolaire. Le manque de points de lavage des mains et de toilettes accroît les risques sanitaires.

Pour donner aux écoliers du village de Kokoth Kateng un accès à une eau salubre et à des installations sanitaires adéquates, PADEM a installé un réservoir d’eau d’une capacité de 10 000 litres et a rénové les installations sanitaires. Des comités destinés à former au droit à la santé et à maintenir les installations ont été mis en place. Des initiatives ont été prises pour sensibiliser aux doits des enfants et pour contribuer à l’aide à l’enfance.

600 enfants, 30 enseignants et environ 6000 personnes ont une meilleure connaissance de la protection de l’enfance et ont accès dorénavant à des installations sanitaires adéquates. La fréquentation scolaire a augmenté de 30 %.

L’ African Network for the Prevention and Protection against Child Abuse and Neglect (ANPPCAN) est l’un des partenaires kényans de PADEM.

22 associations ont répondu à l’appel de cette 5ème édition. 16 ont été considérées comme éligibles. La réponse aux 5 thématiques prioritaires a été inégale :

Ce sont les populations vulnérables d’Afrique sub-saharienne qui sont majoritairement bénéficiaires des actions des associations ayant répondu à l’appel en 2023/2024.

Chacune des 16 propositions éligibles a été évaluée par 2 experts selon une même grille d’analyse. Les notes on varié de 9/30 à 30/30 avec une moyenne à 23/30.

  • 8 propositions ont été recommandées par aucun ou un seul expert et n’ont donc pas été présélectionnées.
  • 8 ont été recommandées par les 2 experts. Parmi celles-ci, les 5 propositions ayant une note moyenne supérieure ou égale à 26/30 ont été  présélectionnées et transmises au jury des lycéens.

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7 commentaires sur “Lauréats 2024 : Baroudeurs de l’Espoir premier prix, blueEnergy France second prix

    1. Bonsoir. Merci de votre intérêt pour le Prix. Le Prix est destiné à récompenser une organisation française dont l’action a contribué de façon significative à améliorer les conditions de vie d’une population vulnérable au Sud, en collaboratin avec une organisation du Sud. C’est donc un partenaire française associé à vos actions qui peut postuler.
      Gilles Saint-Martin

  1. Bonjour, je voulais savoir à quelle date le concours de 2022 sera lancé s’il vous plait. Car des bénévoles du diocèse, nous voudrions profiter de la rencontre d’un partenaire que nous faisons chaque année à Carême pour participer à votre concours. Or le choix parmi nos partenaires de l’association que nous allons inviter se décide en octobre.
    Ce qui nous intéresse particulièrement est de connaitre les « priorités de l’appel de 2022 ».
    Merci de votre réponse et bel été.
    Solange Barthelemy

    1. Bonjour. Merci de votre interet pour ce Prix.Les dates seront probablement identiques a celles de 2020/21. Le jury des lyceens sera consitue en octobre/novembre et les themes choisis avec eux en novembre/decembre. L’appel sera ouvert pour deux mois fin decembre ou debut janvier

  2. Bonjour. Nous encourageons les organisations françaises a s’engager dans la solidarite internationale avec des partenaires comme vous au Sud. Elles doivent montrer que leur engagement a eu des effets benefiques sur les populations vulnérables ciblées.
    G. Saint-Martin

  3. Bonjour monsieur/madame
    Merci pour votre générosité à aider les démunies.
    Je voudrais vous poser une question
    Est-ce possible de m’aider à faire bénéficier les enfants d’une école satellite qui manque de tout. Les enfants sont au nombre de 25 et il y en a qui n’ont jamais vu la ville.
    Nous sommes l’union marocaine des conseils et associations de la société civile.
    Membre de ALDA Europe
    Membre de Kettering fondation usa
    Membre du Centre TONY BLAIR
    Membre du conseil économique et social de l’onu.
    Nous vous demandons de bien vouloir venir en aide à à ces enfants pour les encourager à continuer leurs études.

    1. Bonjour
      je crains de n’avoir pas répondu a temps a votre message. Veuillez m’en excuser. Le Prix récompense des organisations de solidarité internationale françaises. Votre réponse à l’appel à propositions n’aurait donc pas été éligible.
      Merci de votre intérêt pour notre initiative.
      G. Saint-Martin

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